• Extrait de "bleue comme une orange"

    Je reviens d'un petit tour dans les autres mondes que j'habite. J'ai assisté à une conférence : Voulez-vous que je vous en conte  un extrait ? Voici.

    Si vous voulez que je vous en dise plus, il vous suffit de demander en utilisant "commentaires"

     


    EXTRAIT DE LA CONFERENCE PRONONCEE PAR LE

    VENERABLE EERIBOS

    DEVANT L’ASSEMBLEE FEDERALE DES RECENTS

    ERE ζ DU ψ ZEBIOS

    Traduit par Nicolaï Drassof

    (Extrait)

    Résumé de ce qui précède :Le Vénérable, qui a manifestement une petite tendresse pour la Planète Bleue, reprend devant un public de Fédérés Intergalactiques — récemment admis dans la Grande Organisation des Cosmos — l'histoire de son évolution .

    Il commence à décrire ce que cette petite planète a de merveilleux, à commencer par sa composition de fluides superposés et sa couleur bleue, si rare  parmi les autres planètes. Il évoque l'espoir que donne aux observateurs de la fédération le peuple végétal, semblant prendre le chemin de la production d'amour universel. L'amour universel est la seule manifestation observable pour ces êtres évolués.

    Peu à peu se dégage de ses propos l'idée de certaines manipulations semi-clandestines exercées par des dissidents fédérés souhaitant accélérer l'accession d'un autre genre de modestes mammifères se développant sur ce monde de beauté. Puis se précise le soupçon d'une lourde responsabilité de ceux-ci quant aux conséquences de leur désobéissance, jusqu'au coup de théâtre qui provoque l'effervescence de ces êtres presque spiritualisés que sont les "Parfaits.

    Que deviendra cette planète à la beauté si fragile ? Pourra-t-elle être admise dans la Fédération qui a pour but suprême la création d'autres univers ?

     


    ...Ceci se passait avant les grandes modifications qui eurent lieu chez nous et la loi définitive sur la non-intervention dans les autres mondes. Pendant un certain temps, nous vécûmes paisiblement.
    L’unité était loin d’être faite sur cette idée de non-ingérence. Il y avait ceux qui pensaient que la seule direction à suivre était notre croissance neuronale ininterrompue et que la société galactique parvenue à ce stade serait suffisante pour assumer la future création, objet de tous nos vœux et but de nos si longues vies. C’était d’ailleurs la position officielle, reconnue comme sage et sensée. Il est vrai que le temps, pas tout à fait le même pour toutes les planètes membres de notre société, provoquait des impatiences chez certains des nôtres.
    Sur les plus anciens mondes, un grand nombre d’entités avaient atteint le stade où l’on doit entrer en maturation dans le cocon de «méditation solide ». Des cocons commençaient à peupler certaines régions et leur population guettait l’explosion des «parfaits » qui allaient éclore de ces chrysalides. Ces êtres, d’esprit pur et sans aucune tache de matérialité, résultat de la formidable transmutation de la matière en spiritualité que nos cerveaux en croissance perpétuelle ne cessent d’effectuer, ces êtres éthérés, concentrés purs d’énergie créatrice, n’auraient plus alors d’autre but que de s’unir à d’autres pour former cette égrégore spirituelle efficiente qui, à l’obtention de la masse critique d’amour, déclenchera à nouveau la création d’un univers, neuf et potentiellement lourd de merveilles.
    Un courant marginal d’opposition existait qui pensait, lui, que de nouvelles planètes pleines de promesses pourraient entrer bientôt dans notre confrérie, pour peu que quelques manœuvres habiles viennent aider leurs habitants les plus développés à entrer dans notre cycle : intelligence ---}amour--} spiritualité--} reproduction suprême, augmentant ainsi les masses potentiellement capables de devenir des «parfaits ».
    Il est évident que certains de ces groupes dissidents méditaient sur les habitants de la planète bleue, surtout ceux qui avaient connaissance des bricolages que les équipes d’études avaient effectué avant de quitter ce monde dont, de plus, la beauté fascinait bien des esprits.
    Le peuple végétal, en si bonne voie, et parmi eux les arbres, si avancés, suscitaient bien des espoirs. La famille mammifère, étudiée et «améliorée », que nos savants avaient laissée avec pour consigne : « croissez et multipliez »en obsédait cependant certains.
    Depuis un temps qui devait être si long, là-bas, nous ne recevions plus de la planète de beauté que des bonnes ondes qui en émanaient. Tout semblait aller bien. Nous n’en ressentions ni mal ni panique. C’était le seul contact permis…La loi de non-intervention avait été acceptée, n’est ce pas…
    Nous sommes peut-être dotés de masses neuronales exceptionnelles, notre spiritualité dépasse, c’est évident, notre matérialité, mais nous ne sommes pas encore des parfaits. Nous possédons des traces en nous de révolte, de désobéissance, d’orgueil, de présomption. Plus notre transcendance est de fraîche date, moins ces traces sont abolies. C’est à les vaincre que nous employons notre temps si figé qu’il ressemble à l’éternité. Les jeunes, les récents, sont moins avancés en ce sens. C’est au sein d’une de ces confréries immatures que fomenta le complot. La loi fut enfreinte et le groupe "Lucifère" se transporta sur la Planète Bleue. (à suivre)

    Ceci est extrait d'un des contes de mon dernier livre : CONTES POUR TOI

     

    « crime et chat qui ment (suite et fin) »

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