• Fillette

    Les lunettes

     

    Petite, où sont donc mes lunettes ?

    Devant toi, Grand’mère

    Je ne les vois plus, fillette

    Il te faut les chausser, Grand’mère

    Petite, où est donc ma jeunesse ?

    Dans mes veines, Grand’mère

    Je sens tout son poids, fillette

    Nous te porterons, Grand’mère

    Petite, où sont donc mes amours ?

    Derrière toi, Grand’mère

    Je ne les reverrai plus, fillette ?

    Amours sont devenues pour moi, Grand’mère

    Petite, alors tu souffriras, sais-tu ?

    Je suis dure comme l’acier, Grand’mère

    Tu sous-estimes la souffrance, fillette

    Je me sens immortelle, Grand’mère.

    Petite, je le disais aussi, jadis

    Tu es frêle et fragile, toi, Grand’mère

    Nous aussi, nous étions des chênes, fillette

    Quelle cognée vous a donc abattus, Grand’mère ?

    Petite, ne cherches pas. Reste immortelle.

    Le doute est entré en moi, Grand’mère ...

    Petite, tu aimeras, tu souffriras, tu mourras.

    C’est ce qu’on appelle la vie, Grand’mère ?

    Oui.

    « Lignes enchevêtréesLes Chats de MIAOU ! »

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :