• BALAYER DEVANT SA PORTE

     

    Ecologie, catastrophisme, décroissance, éthique environnementale, scientisme, apocalypse...

    On parle, on cause, on disserte, on raisonne et on déraisonne...

    On se groupe, se ligue, s’enrôle, s’encarte...

    On se révolte, s’offusque, on a peur , pitié, on s’apitoie sur son sort, celui des autres, celui des générations futures, des ours blancs, des papillons ou des gorilles... on n’ a pas tout à fait tort... mais :

    que faisons-nous ?

    La question est mal posée :

    Ici et maintenant ? Que fais-je ?

    Peut-être la technologie triomphante, le progrès sacro-saint pourraient, dans un avenir forcément incertain, venir à bout du réchauffement climatique qui commence ses ravages, vaincre le problème de la pénurie d’énergie(es),de la faim et du manque d’eau potable qui nous menacent dès maintenant. Peut-être... dans un avenir proche...ou lointain...ou compromis par des crises, des aléas divers et variés qui ont autant de chances, chacun, de survenir que ces projets surréalistes de réparations et de raccommodages. Sans compter que ceux-ci, comme tous les médicaments soignent les symptômes plutôt que les causes, et ne sont pas exempts d’effets secondaires... (peut-être inenvisageables en l’état de nos connaissances.)

    — On sait beaucoup, mais on découvre toujours !

    — Et : Comme les connaissances et la façon de voir les choses se démodent vite, nous paraissent facilement puériles en regard des découvertes qui nous ébahissent chaque jour !

    Que faisons-nous ou que fais-je ?

    Agir. Il le faut, et vite.

    Nous agissons : Nous trions nos déchets, tentons d’économiser l’eau, de manger bio...Certains se dotent d’habitations économes en énergie, produisent de l’électricité sur leur toit, roulent à vélo et ont acheté, pour partir en vacances vertes, une voiture moins énergivore et moins polluante.

    C’est très bien ! Mais quelle goutte d’eau dans l’océan quand tant d’autres ne font rien, gâchent, dépensent sans compter en se fichant complètement de la solidarité, de la démographie galopante, des monstrueuses disparités d’une société à l’autre...! Que sais-je ?

    Et nous voilà tout découragés, révoltés, écœurés du manque de discernement et de courage de nos concitoyens. Ils ne font rien, eux ! Pourquoi s’échiner !

    D’autant plus que les « pays émergents » émergent ! avec une grosse envie refoulée depuis longtemps de s’aligner sur ceux dont le niveau de vie est responsable de la cata !

    « J’en veux aussi, moi, du gâteau ! Je compte mes sous, j’y suis presque, encore un sou, j’y suis ! Je veux le plus gros, le plus gras, le plus merveilleux gâteau, depuis le temps que je vois les autres en manger ! Quoi : obésité ? régime ? diète ? Je veux bien devenir obèse, ça me changera de crever la faim ! »

    Allez donc lui demander de sauver la planète, que notre inconséquence et notre boulimie ont mis en danger, à celui-là qui va enfin goûter au gâteau ! Il va vous écouter, peut-être ? coopérer ?

    Rions avant d’en pleurer !

    C’est un fait, il faut l’accepter : nous ne sauverons pas la planète avec nos petits actes dérisoires cantonnés pour l’instant à une Europe (culpabilisante, culpabilisée) qui se voudrait généreuse et peut-être, si tout va bien, épaulés par les USA, pas encore très convaincus et partant de très loin .

    Loosers, battus d’avance, nous ? Jamais.

    Nous avons des atouts, nous pouvons fixer des objectifs, réalisables, les atteindre, créer un tourbillon qui s’étendra, progressera comme savent le faire des modèles mathématiques dynamiques...

    Comment ?

    En balayant devant notre porte.

    Faisons un bilan de nos atouts :

    1) Ce qui reste de notre aura de vieille Europe porteuse de civilisation. C’est encore quelque chose.

    2) le fonctionnement de notre démocratie, qui, si elle n’est pas parfaite, fait de nous les responsables de nos choix consuméristes. Autant dire que, sous le régime forcené de l’économie de marché auquel nous sommes assujettis —je pèse mes mots— nous avons le pouvoir.

    3) La liberté de dire non :

    • aux partis politiques qui, de compromissions en compromissions finiront par nous trahir, puisqu’il faut se rassembler, s’allier pour être fort.
    • Aux gens qui ne parlent pas clairement dans le seul but de vous enrôler sous une bannière prestigieuse, certes, mais dont vous ne maîtrisez pas toutes les implications parce qu’ils jargonnent afin de vous maintenir dans le flou par rapport à leurs véritables intentions. Les intentions cachées, ésotériques, ne sont pas souvent respectables.

    4) La liberté de nous renseigner, à plusieurs sources, contradictoires et argumentées. Celle de comprendre pleinement et d’approuver toutes les conséquences du moindre de nos choix politiques, consuméristes, de vie , de société, de philosophie. Il y a des dictionnaires, des bibliothèques, Internet... Douter de tout et de tous, forger nos convictions personnellement, après mûre réflexion documentée, prendre notre temps même si on ne nous l’accorde pas. Considérer tout choix, même minime, d’apparence futile, comme un acte politique équivalent au moins au bulletin de vote.

    5) la liberté de refuser (gentiment) conseils et contraintes. Refuser le comportement grégaire qui nous pousse à hurler avec les loups, à désirer la même chose que le voisin, à suivre les modes...ces comportements sont souvent provoqués, avec des buts divers, quelquefois simplement marchands, d’autres fois plus obscurs , plus compliqués, plus machiavéliques.

    Il est difficile d’en déceler soi-même la dangerosité ou l’innocuité, car les origines de ces incitations ressemblent aux rumeurs. On n’en connaît ni l’auteur, ni l’origine, ni la réalité. Il faut rester vigilant, méfiant et responsable quant à ces mouvements.

     

    La vie responsable est moins légère, moins futile. Ce sont contraintes un peu lourdes que de toujours penser aux conséquences de ses actes, de culpabiliser au moindre manquement ! Renoncer au coup de coeur, à l’achat d’une bricole séduisante mais fabriquée au prix de la sueur et du sang d’autres, qu’on ne connaît pas...renoncer au voyage de pur plaisir, parce qu’il pollue gravement sans utilité...renoncer à la sensation de puissance que confère une grosse voiture...Renoncer...

    La vie responsable est moins légère, en effet...Mais :

    A quelle autre vie doit-on la comparer ?

    Malheureusement plus à la vie que nous avons pu mener jusqu’ici parce que nous restions (plus ou moins) dans l’innocence de l’enfance : nous ignorions.

    ...Plus ou moins.

    Il faut la comparer à celle qui nous attend :

    La faim, l’absence d’eau potable, les prix élevés de l’énergie, la sécheresse en des lieux actuellement tempérés, la diminution de nos potentiels de progrès dus à ces causes, les conséquences difficiles à prévoir des déséquilibres biologiques déjà amorcés...Et cela si nous acceptons de partager les ressources globales avec les autres, tous les autres...

    Si nous conservons de force notre niveau de vie, c’est la guerre. Pauvres contre riches, Sud contre Nord, exploités contre exploiteurs, inondés contre possesseurs d’espace vital, pour l’eau, pour les récoltes, pour les richesses patrimoniales, pour des choix de société ou de religion...

    Ou alors : bâtir des murs, très hauts et très bien gardés, vivre reclus derrière, mangeant et buvant, en fermant les yeux et les oreilles à la misère à l’assaut de nos défenses. Ce n’est pas complètement impossible !

    Quelle que soit la solution (!) adoptée, il nous faut faire le deuil du bon vieux temps qui existe encore mais agonise là, maintenant tandis que nous débattons.

    Le temps des choix est arrivé, et durera peu.

     

    Un autre tourbillon s’amorce sous nos yeux (plus ou moins avertis).

    Pas seulement cette histoire à controverse de la responsabilité humaine du dérèglement climatique. Les facteurs naturels réglant le climat de notre planète sont nombreux et puissants. Le petit coup de pouce donné par l’activité humaine dans un sens ou l’autre doit être suffisamment dérisoire et contradictoire pour être négligeable en raison des forces en présence. Mon impression résulte du désaccord des experts les plus réputés sur ce sujet. Et ils ne sont pas tous corrompus.

    Evidemment, si une certitude se dégageait des débats, il vaudrait mieux tout faire pour aider à éviter le pire.

    Il y a d’autres éléments à prendre en compte.

    Nous sommes trop nombreux et trop agissants au regard de la nature. Notre nombre et notre mode de vie nous ont fait basculer du rang d’enfants de la terre, —habitants tolérés au même titre que les autres— au statut de prédateurs, de parasites gênants, dont Gaïa ne veut plus parce que sa vie à Elle est en jeu.

    Gaïa, notre planète maternelle, est, elle aussi, un organisme composé de milliards d’autres liés par un commensalisme intime, tout comme nous le sommes, et comme tous les autres organismes le sont.

    Elle est malade de nous, par notre présence trop active et trop nombreuse. Il est normal que, comme tout organisme vivant le fait, elle se défende de l’agression.

    Est-ce qu’elle va se secouer, prendre la fièvre, sécréter des toxines ? C’est ce que font les animaux, les humains, les arbres en pareil cas.

    Nous ne connaissons pas vraiment les réactions de pareil organisme devant l’agression que nous représentons, cela ne s’était pas encore produit de mémoire d’homme.

    Ce que nous pouvons comprendre, toutefois, c’est la nécessité de faire profil bas, de cesser toute agression, toute excessive dépendance, tout pillage et tous dommages aux autres espèces, qui font partie du grand corps qui nous abrite et nous nourrit.

    Nous étions tolérés il y a peu. Il nous faut regagner ce seuil de tolérance, avec juste un petit retrait de prudence, car si nous arrivons à dépasser l’alerte, nous pourrions craindre, en cas de récidive, une maladie bien grave aux symptômes de laquelle nous ne résisterions pas une deuxième fois.

    Il faut donc agir, et vite.

     

     

     


    votre commentaire
  • BALAYER DEVANT SA PORTE

     

    Ecologie, catastrophisme, décroissance, éthique environnementale, scientisme, apocalypse...

    On parle, on cause, on disserte, on raisonne et on déraisonne...

    On se groupe, se ligue, s’enrôle, s’encarte...

    On se révolte, s’offusque, on a peur , pitié, on s’apitoie sur son sort, celui des autres, celui des générations futures, des ours blancs, des papillons ou des gorilles... on n’ a pas tout à fait tort... mais :

    que faisons-nous ?

    La question est mal posée :

    Ici et maintenant ? Que fais-je ?

    Peut-être la technologie triomphante, le progrès sacro-saint pourraient, dans un avenir forcément incertain, venir à bout du réchauffement climatique qui commence ses ravages, vaincre le problème de la pénurie d’énergie(es),de la faim et du manque d’eau potable qui nous menacent dès maintenant. Peut-être... dans un avenir proche...ou lointain...ou compromis par des crises, des aléas divers et variés qui ont autant de chances, chacun, de survenir que ces projets surréalistes de réparations et de raccommodages. Sans compter que ceux-ci, comme tous les médicaments soignent les symptômes plutôt que les causes, et ne sont pas exempts d’effets secondaires... (peut-être inenvisageables en l’état de nos connaissances.)

    — On sait beaucoup, mais on découvre toujours !

    — Et : Comme les connaissances et la façon de voir les choses se démodent vite, nous paraissent facilement puériles en regard des découvertes qui nous ébahissent chaque jour !

    Que faisons-nous ou que fais-je ?

    Agir. Il le faut, et vite.

    Nous agissons : Nous trions nos déchets, tentons d’économiser l’eau, de manger bio...Certains se dotent d’habitations économes en énergie, produisent de l’électricité sur leur toit, roulent à vélo et ont acheté, pour partir en vacances vertes, une voiture moins énergivore et moins polluante.

    C’est très bien ! Mais quelle goutte d’eau dans l’océan quand tant d’autres ne font rien, gâchent, dépensent sans compter en se fichant complètement de la solidarité, de la démographie galopante, des monstrueuses disparités d’une société à l’autre...! Que sais-je ?

    Et nous voilà tout découragés, révoltés, écœurés du manque de discernement et de courage de nos concitoyens. Ils ne font rien, eux ! Pourquoi s’échiner !

    D’autant plus que les « pays émergents » émergent ! avec une grosse envie refoulée depuis longtemps de s’aligner sur ceux dont le niveau de vie est responsable de la cata !

    « J’en veux aussi, moi, du gâteau ! Je compte mes sous, j’y suis presque, encore un sou, j’y suis ! Je veux le plus gros, le plus gras, le plus merveilleux gâteau, depuis le temps que je vois les autres en manger ! Quoi : obésité ? régime ? diète ? Je veux bien devenir obèse, ça me changera de crever la faim ! »

    Allez donc lui demander de sauver la planète, que notre inconséquence et notre boulimie ont mis en danger, à celui-là qui va enfin goûter au gâteau ! Il va vous écouter, peut-être ? coopérer ?

    Rions avant d’en pleurer !

    C’est un fait, il faut l’accepter : nous ne sauverons pas la planète avec nos petits actes dérisoires cantonnés pour l’instant à une Europe (culpabilisante, culpabilisée) qui se voudrait généreuse et peut-être, si tout va bien, épaulés par les USA, pas encore très convaincus et partant de très loin .

    Loosers, battus d’avance, nous ? Jamais.

    Nous avons des atouts, nous pouvons fixer des objectifs, réalisables, les atteindre, créer un tourbillon qui s’étendra, progressera comme savent le faire des modèles mathématiques dynamiques...

    Comment ?

    En balayant devant notre porte.

    Faisons un bilan de nos atouts :

    1) Ce qui reste de notre aura de vieille Europe porteuse de civilisation. C’est encore quelque chose.

    2) le fonctionnement de notre démocratie, qui, si elle n’est pas parfaite, fait de nous les responsables de nos choix consuméristes. Autant dire que, sous le régime forcené de l’économie de marché auquel nous sommes assujettis —je pèse mes mots— nous avons le pouvoir.

    3) La liberté de dire non :

    • aux partis politiques qui, de compromissions en compromissions finiront par nous trahir, puisqu’il faut se rassembler, s’allier pour être fort.
    • Aux gens qui ne parlent pas clairement dans le seul but de vous enrôler sous une bannière prestigieuse, certes, mais dont vous ne maîtrisez pas toutes les implications parce qu’ils jargonnent afin de vous maintenir dans le flou par rapport à leurs véritables intentions. Les intentions cachées, ésotériques, ne sont pas souvent respectables.

    4) La liberté de nous renseigner, à plusieurs sources, contradictoires et argumentées. Celle de comprendre pleinement et d’approuver toutes les conséquences du moindre de nos choix politiques, consuméristes, de vie , de société, de philosophie. Il y a des dictionnaires, des bibliothèques, Internet... Douter de tout et de tous, forger nos convictions personnellement, après mûre réflexion documentée, prendre notre temps même si on ne nous l’accorde pas. Considérer tout choix, même minime, d’apparence futile, comme un acte politique équivalent au moins au bulletin de vote.

    5) la liberté de refuser (gentiment) conseils et contraintes. Refuser le comportement grégaire qui nous pousse à hurler avec les loups, à désirer la même chose que le voisin, à suivre les modes...ces comportements sont souvent provoqués, avec des buts divers, quelquefois simplement marchands, d’autres fois plus obscurs , plus compliqués, plus machiavéliques.

    Il est difficile d’en déceler soi-même la dangerosité ou l’innocuité, car les origines de ces incitations ressemblent aux rumeurs. On n’en connaît ni l’auteur, ni l’origine, ni la réalité. Il faut rester vigilant, méfiant et responsable quant à ces mouvements.

     

    La vie responsable est moins légère, moins futile. Ce sont contraintes un peu lourdes que de toujours penser aux conséquences de ses actes, de culpabiliser au moindre manquement ! Renoncer au coup de coeur, à l’achat d’une bricole séduisante mais fabriquée au prix de la sueur et du sang d’autres, qu’on ne connaît pas...renoncer au voyage de pur plaisir, parce qu’il pollue gravement sans utilité...renoncer à la sensation de puissance que confère une grosse voiture...Renoncer...

    La vie responsable est moins légère, en effet...Mais :

    A quelle autre vie doit-on la comparer ?

    Malheureusement plus à la vie que nous avons pu mener jusqu’ici parce que nous restions (plus ou moins) dans l’innocence de l’enfance : nous ignorions.

    ...Plus ou moins.

    Il faut la comparer à celle qui nous attend :

    La faim, l’absence d’eau potable, les prix élevés de l’énergie, la sécheresse en des lieux actuellement tempérés, la diminution de nos potentiels de progrès dus à ces causes, les conséquences difficiles à prévoir des déséquilibres biologiques déjà amorcés...Et cela si nous acceptons de partager les ressources globales avec les autres, tous les autres...

    Si nous conservons de force notre niveau de vie, c’est la guerre. Pauvres contre riches, Sud contre Nord, exploités contre exploiteurs, inondés contre possesseurs d’espace vital, pour l’eau, pour les récoltes, pour les richesses patrimoniales, pour des choix de société ou de religion...

    Ou alors : bâtir des murs, très hauts et très bien gardés, vivre reclus derrière, mangeant et buvant, en fermant les yeux et les oreilles à la misère à l’assaut de nos défenses. Ce n’est pas complètement impossible !

    Quelle que soit la solution (!) adoptée, il nous faut faire le deuil du bon vieux temps qui existe encore mais agonise là, maintenant tandis que nous débattons.

    Le temps des choix est arrivé, et durera peu.

     

    Un autre tourbillon s’amorce sous nos yeux (plus ou moins avertis).

    Pas seulement cette histoire à controverse de la responsabilité humaine du dérèglement climatique. Les facteurs naturels réglant le climat de notre planète sont nombreux et puissants. Le petit coup de pouce donné par l’activité humaine dans un sens ou l’autre doit être suffisamment dérisoire et contradictoire pour être négligeable en raison des forces en présence. Mon impression résulte du désaccord des experts les plus réputés sur ce sujet. Et ils ne sont pas tous corrompus.

    Evidemment, si une certitude se dégageait des débats, il vaudrait mieux tout faire pour aider à éviter le pire.

    Il y a d’autres éléments à prendre en compte.

    Nous sommes trop nombreux et trop agissants au regard de la nature. Notre nombre et notre mode de vie nous ont fait basculer du rang d’enfants de la terre, —habitants tolérés au même titre que les autres— au statut de prédateurs, de parasites gênants, dont Gaïa ne veut plus parce que sa vie à Elle est en jeu.

    Gaïa, notre planète maternelle, est, elle aussi, un organisme composé de milliards d’autres liés par un commensalisme intime, tout comme nous le sommes, et comme tous les autres organismes le sont.

    Elle est malade de nous, par notre présence trop active et trop nombreuse. Il est normal que, comme tout organisme vivant le fait, elle se défende de l’agression.

    Est-ce qu’elle va se secouer, prendre la fièvre, sécréter des toxines ? C’est ce que font les animaux, les humains, les arbres en pareil cas.

    Nous ne connaissons pas vraiment les réactions de pareil organisme devant l’agression que nous représentons, cela ne s’était pas encore produit de mémoire d’homme.

    Ce que nous pouvons comprendre, toutefois, c’est la nécessité de faire profil bas, de cesser toute agression, toute excessive dépendance, tout pillage et tous dommages aux autres espèces, qui font partie du grand corps qui nous abrite et nous nourrit.

    Nous étions tolérés il y a peu. Il nous faut regagner ce seuil de tolérance, avec juste un petit retrait de prudence, car si nous arrivons à dépasser l’alerte, nous pourrions craindre, en cas de récidive, une maladie bien grave aux symptômes de laquelle nous ne résisterions pas une deuxième fois.

    Il faut donc agir, et vite.

     

     

     


    votre commentaire
  • BALAYER DEVANT SA PORTE

     

    Ecologie, catastrophisme, décroissance, éthique environnementale, scientisme, apocalypse...

    On parle, on cause, on disserte, on raisonne et on déraisonne...

    On se groupe, se ligue, s’enrôle, s’encarte...

    On se révolte, s’offusque, on a peur , pitié, on s’apitoie sur son sort, celui des autres, celui des générations futures, des ours blancs, des papillons ou des gorilles... on n’ a pas tout à fait tort... mais :

    que faisons-nous ?

    La question est mal posée :

    Ici et maintenant ? Que fais-je ?

    Peut-être la technologie triomphante, le progrès sacro-saint pourraient, dans un avenir forcément incertain, venir à bout du réchauffement climatique qui commence ses ravages, vaincre le problème de la pénurie d’énergie(es),de la faim et du manque d’eau potable qui nous menacent dès maintenant. Peut-être... dans un avenir proche...ou lointain...ou compromis par des crises, des aléas divers et variés qui ont autant de chances, chacun, de survenir que ces projets surréalistes de réparations et de raccommodages. Sans compter que ceux-ci, comme tous les médicaments soignent les symptômes plutôt que les causes, et ne sont pas exempts d’effets secondaires... (peut-être inenvisageables en l’état de nos connaissances.)

    — On sait beaucoup, mais on découvre toujours !

    — Et : Comme les connaissances et la façon de voir les choses se démodent vite, nous paraissent facilement puériles en regard des découvertes qui nous ébahissent chaque jour !

    Que faisons-nous ou que fais-je ?

    Agir. Il le faut, et vite.

    Nous agissons : Nous trions nos déchets, tentons d’économiser l’eau, de manger bio...Certains se dotent d’habitations économes en énergie, produisent de l’électricité sur leur toit, roulent à vélo et ont acheté, pour partir en vacances vertes, une voiture moins énergivore et moins polluante.

    C’est très bien ! Mais quelle goutte d’eau dans l’océan quand tant d’autres ne font rien, gâchent, dépensent sans compter en se fichant complètement de la solidarité, de la démographie galopante, des monstrueuses disparités d’une société à l’autre...! Que sais-je ?

    Et nous voilà tout découragés, révoltés, écœurés du manque de discernement et de courage de nos concitoyens. Ils ne font rien, eux ! Pourquoi s’échiner !

    D’autant plus que les « pays émergents » émergent ! avec une grosse envie refoulée depuis longtemps de s’aligner sur ceux dont le niveau de vie est responsable de la cata !

    « J’en veux aussi, moi, du gâteau ! Je compte mes sous, j’y suis presque, encore un sou, j’y suis ! Je veux le plus gros, le plus gras, le plus merveilleux gâteau, depuis le temps que je vois les autres en manger ! Quoi : obésité ? régime ? diète ? Je veux bien devenir obèse, ça me changera de crever la faim ! »

    Allez donc lui demander de sauver la planète, que notre inconséquence et notre boulimie ont mis en danger, à celui-là qui va enfin goûter au gâteau ! Il va vous écouter, peut-être ? coopérer ?

    Rions avant d’en pleurer !

    C’est un fait, il faut l’accepter : nous ne sauverons pas la planète avec nos petits actes dérisoires cantonnés pour l’instant à une Europe (culpabilisante, culpabilisée) qui se voudrait généreuse et peut-être, si tout va bien, épaulés par les USA, pas encore très convaincus et partant de très loin .

    Loosers, battus d’avance, nous ? Jamais.

    Nous avons des atouts, nous pouvons fixer des objectifs, réalisables, les atteindre, créer un tourbillon qui s’étendra, progressera comme savent le faire des modèles mathématiques dynamiques...

    Comment ?

    En balayant devant notre porte.

    Faisons un bilan de nos atouts :

    1) Ce qui reste de notre aura de vieille Europe porteuse de civilisation. C’est encore quelque chose.

    2) le fonctionnement de notre démocratie, qui, si elle n’est pas parfaite, fait de nous les responsables de nos choix consuméristes. Autant dire que, sous le régime forcené de l’économie de marché auquel nous sommes assujettis —je pèse mes mots— nous avons le pouvoir.

    3) La liberté de dire non :

    • aux partis politiques qui, de compromissions en compromissions finiront par nous trahir, puisqu’il faut se rassembler, s’allier pour être fort.
    • Aux gens qui ne parlent pas clairement dans le seul but de vous enrôler sous une bannière prestigieuse, certes, mais dont vous ne maîtrisez pas toutes les implications parce qu’ils jargonnent afin de vous maintenir dans le flou par rapport à leurs véritables intentions. Les intentions cachées, ésotériques, ne sont pas souvent respectables.

    4) La liberté de nous renseigner, à plusieurs sources, contradictoires et argumentées. Celle de comprendre pleinement et d’approuver toutes les conséquences du moindre de nos choix politiques, consuméristes, de vie , de société, de philosophie. Il y a des dictionnaires, des bibliothèques, Internet... Douter de tout et de tous, forger nos convictions personnellement, après mûre réflexion documentée, prendre notre temps même si on ne nous l’accorde pas. Considérer tout choix, même minime, d’apparence futile, comme un acte politique équivalent au moins au bulletin de vote.

    5) la liberté de refuser (gentiment) conseils et contraintes. Refuser le comportement grégaire qui nous pousse à hurler avec les loups, à désirer la même chose que le voisin, à suivre les modes...ces comportements sont souvent provoqués, avec des buts divers, quelquefois simplement marchands, d’autres fois plus obscurs , plus compliqués, plus machiavéliques.

    Il est difficile d’en déceler soi-même la dangerosité ou l’innocuité, car les origines de ces incitations ressemblent aux rumeurs. On n’en connaît ni l’auteur, ni l’origine, ni la réalité. Il faut rester vigilant, méfiant et responsable quant à ces mouvements.

     

    La vie responsable est moins légère, moins futile. Ce sont contraintes un peu lourdes que de toujours penser aux conséquences de ses actes, de culpabiliser au moindre manquement ! Renoncer au coup de coeur, à l’achat d’une bricole séduisante mais fabriquée au prix de la sueur et du sang d’autres, qu’on ne connaît pas...renoncer au voyage de pur plaisir, parce qu’il pollue gravement sans utilité...renoncer à la sensation de puissance que confère une grosse voiture...Renoncer...

    La vie responsable est moins légère, en effet...Mais :

    A quelle autre vie doit-on la comparer ?

    Malheureusement plus à la vie que nous avons pu mener jusqu’ici parce que nous restions (plus ou moins) dans l’innocence de l’enfance : nous ignorions.

    ...Plus ou moins.

    Il faut la comparer à celle qui nous attend :

    La faim, l’absence d’eau potable, les prix élevés de l’énergie, la sécheresse en des lieux actuellement tempérés, la diminution de nos potentiels de progrès dus à ces causes, les conséquences difficiles à prévoir des déséquilibres biologiques déjà amorcés...Et cela si nous acceptons de partager les ressources globales avec les autres, tous les autres...

    Si nous conservons de force notre niveau de vie, c’est la guerre. Pauvres contre riches, Sud contre Nord, exploités contre exploiteurs, inondés contre possesseurs d’espace vital, pour l’eau, pour les récoltes, pour les richesses patrimoniales, pour des choix de société ou de religion...

    Ou alors : bâtir des murs, très hauts et très bien gardés, vivre reclus derrière, mangeant et buvant, en fermant les yeux et les oreilles à la misère à l’assaut de nos défenses. Ce n’est pas complètement impossible !

    Quelle que soit la solution (!) adoptée, il nous faut faire le deuil du bon vieux temps qui existe encore mais agonise là, maintenant tandis que nous débattons.

    Le temps des choix est arrivé, et durera peu.

     

    Un autre tourbillon s’amorce sous nos yeux (plus ou moins avertis).

    Pas seulement cette histoire à controverse de la responsabilité humaine du dérèglement climatique. Les facteurs naturels réglant le climat de notre planète sont nombreux et puissants. Le petit coup de pouce donné par l’activité humaine dans un sens ou l’autre doit être suffisamment dérisoire et contradictoire pour être négligeable en raison des forces en présence. Mon impression résulte du désaccord des experts les plus réputés sur ce sujet. Et ils ne sont pas tous corrompus.

    Evidemment, si une certitude se dégageait des débats, il vaudrait mieux tout faire pour aider à éviter le pire.

    Il y a d’autres éléments à prendre en compte.

    Nous sommes trop nombreux et trop agissants au regard de la nature. Notre nombre et notre mode de vie nous ont fait basculer du rang d’enfants de la terre, —habitants tolérés au même titre que les autres— au statut de prédateurs, de parasites gênants, dont Gaïa ne veut plus parce que sa vie à Elle est en jeu.

    Gaïa, notre planète maternelle, est, elle aussi, un organisme composé de milliards d’autres liés par un commensalisme intime, tout comme nous le sommes, et comme tous les autres organismes le sont.

    Elle est malade de nous, par notre présence trop active et trop nombreuse. Il est normal que, comme tout organisme vivant le fait, elle se défende de l’agression.

    Est-ce qu’elle va se secouer, prendre la fièvre, sécréter des toxines ? C’est ce que font les animaux, les humains, les arbres en pareil cas.

    Nous ne connaissons pas vraiment les réactions de pareil organisme devant l’agression que nous représentons, cela ne s’était pas encore produit de mémoire d’homme.

    Ce que nous pouvons comprendre, toutefois, c’est la nécessité de faire profil bas, de cesser toute agression, toute excessive dépendance, tout pillage et tous dommages aux autres espèces, qui font partie du grand corps qui nous abrite et nous nourrit.

    Nous étions tolérés il y a peu. Il nous faut regagner ce seuil de tolérance, avec juste un petit retrait de prudence, car si nous arrivons à dépasser l’alerte, nous pourrions craindre, en cas de récidive, une maladie bien grave aux symptômes de laquelle nous ne résisterions pas une deuxième fois.

    Il faut donc agir, et vite.

     

     

     


    votre commentaire
  • BALAYER DEVANT SA PORTE

     

    Ecologie, catastrophisme, décroissance, éthique environnementale, scientisme, apocalypse...

    On parle, on cause, on disserte, on raisonne et on déraisonne...

    On se groupe, se ligue, s’enrôle, s’encarte...

    On se révolte, s’offusque, on a peur , pitié, on s’apitoie sur son sort, celui des autres, celui des générations futures, des ours blancs, des papillons ou des gorilles... on n’ a pas tout à fait tort... mais :

    que faisons-nous ?

    La question est mal posée :

    Ici et maintenant ? Que fais-je ?

    Peut-être la technologie triomphante, le progrès sacro-saint pourraient, dans un avenir forcément incertain, venir à bout du réchauffement climatique qui commence ses ravages, vaincre le problème de la pénurie d’énergie(es),de la faim et du manque d’eau potable qui nous menacent dès maintenant. Peut-être... dans un avenir proche...ou lointain...ou compromis par des crises, des aléas divers et variés qui ont autant de chances, chacun, de survenir que ces projets surréalistes de réparations et de raccommodages. Sans compter que ceux-ci, comme tous les médicaments soignent les symptômes plutôt que les causes, et ne sont pas exempts d’effets secondaires... (peut-être inenvisageables en l’état de nos connaissances.)

    — On sait beaucoup, mais on découvre toujours !

    — Et : Comme les connaissances et la façon de voir les choses se démodent vite, nous paraissent facilement puériles en regard des découvertes qui nous ébahissent chaque jour !

    Que faisons-nous ou que fais-je ?

    Agir. Il le faut, et vite.

    Nous agissons : Nous trions nos déchets, tentons d’économiser l’eau, de manger bio...Certains se dotent d’habitations économes en énergie, produisent de l’électricité sur leur toit, roulent à vélo et ont acheté, pour partir en vacances vertes, une voiture moins énergivore et moins polluante.

    C’est très bien ! Mais quelle goutte d’eau dans l’océan quand tant d’autres ne font rien, gâchent, dépensent sans compter en se fichant complètement de la solidarité, de la démographie galopante, des monstrueuses disparités d’une société à l’autre...! Que sais-je ?

    Et nous voilà tout découragés, révoltés, écœurés du manque de discernement et de courage de nos concitoyens. Ils ne font rien, eux ! Pourquoi s’échiner !

    D’autant plus que les « pays émergents » émergent ! avec une grosse envie refoulée depuis longtemps de s’aligner sur ceux dont le niveau de vie est responsable de la cata !

    « J’en veux aussi, moi, du gâteau ! Je compte mes sous, j’y suis presque, encore un sou, j’y suis ! Je veux le plus gros, le plus gras, le plus merveilleux gâteau, depuis le temps que je vois les autres en manger ! Quoi : obésité ? régime ? diète ? Je veux bien devenir obèse, ça me changera de crever la faim ! »

    Allez donc lui demander de sauver la planète, que notre inconséquence et notre boulimie ont mis en danger, à celui-là qui va enfin goûter au gâteau ! Il va vous écouter, peut-être ? coopérer ?

    Rions avant d’en pleurer !

    C’est un fait, il faut l’accepter : nous ne sauverons pas la planète avec nos petits actes dérisoires cantonnés pour l’instant à une Europe (culpabilisante, culpabilisée) qui se voudrait généreuse et peut-être, si tout va bien, épaulés par les USA, pas encore très convaincus et partant de très loin .

    Loosers, battus d’avance, nous ? Jamais.

    Nous avons des atouts, nous pouvons fixer des objectifs, réalisables, les atteindre, créer un tourbillon qui s’étendra, progressera comme savent le faire des modèles mathématiques dynamiques...

    Comment ?

    En balayant devant notre porte.

    Faisons un bilan de nos atouts :

    1) Ce qui reste de notre aura de vieille Europe porteuse de civilisation. C’est encore quelque chose.

    2) le fonctionnement de notre démocratie, qui, si elle n’est pas parfaite, fait de nous les responsables de nos choix consuméristes. Autant dire que, sous le régime forcené de l’économie de marché auquel nous sommes assujettis —je pèse mes mots— nous avons le pouvoir.

    3) La liberté de dire non :

    • aux partis politiques qui, de compromissions en compromissions finiront par nous trahir, puisqu’il faut se rassembler, s’allier pour être fort.
    • Aux gens qui ne parlent pas clairement dans le seul but de vous enrôler sous une bannière prestigieuse, certes, mais dont vous ne maîtrisez pas toutes les implications parce qu’ils jargonnent afin de vous maintenir dans le flou par rapport à leurs véritables intentions. Les intentions cachées, ésotériques, ne sont pas souvent respectables.

    4) La liberté de nous renseigner, à plusieurs sources, contradictoires et argumentées. Celle de comprendre pleinement et d’approuver toutes les conséquences du moindre de nos choix politiques, consuméristes, de vie , de société, de philosophie. Il y a des dictionnaires, des bibliothèques, Internet... Douter de tout et de tous, forger nos convictions personnellement, après mûre réflexion documentée, prendre notre temps même si on ne nous l’accorde pas. Considérer tout choix, même minime, d’apparence futile, comme un acte politique équivalent au moins au bulletin de vote.

    5) la liberté de refuser (gentiment) conseils et contraintes. Refuser le comportement grégaire qui nous pousse à hurler avec les loups, à désirer la même chose que le voisin, à suivre les modes...ces comportements sont souvent provoqués, avec des buts divers, quelquefois simplement marchands, d’autres fois plus obscurs , plus compliqués, plus machiavéliques.

    Il est difficile d’en déceler soi-même la dangerosité ou l’innocuité, car les origines de ces incitations ressemblent aux rumeurs. On n’en connaît ni l’auteur, ni l’origine, ni la réalité. Il faut rester vigilant, méfiant et responsable quant à ces mouvements.

     La vie responsable est moins légère, moins futile. Ce sont contraintes un peu lourdes que de toujours penser aux conséquences de ses actes, de culpabiliser au moindre manquement ! Renoncer au coup de coeur, à l’achat d’une bricole séduisante mais fabriquée au prix de la sueur et du sang d’autres, qu’on ne connaît pas...renoncer au voyage de pur plaisir, parce qu’il pollue gravement sans utilité...renoncer à la sensation de puissance que confère une grosse voiture...Renoncer...

    La vie responsable est moins légère, en effet...Mais :

    A quelle autre vie doit-on la comparer ?

    Malheureusement plus à la vie que nous avons pu mener jusqu’ici parce que nous restions (plus ou moins) dans l’innocence de l’enfance : nous ignorions.

    ...Plus ou moins.

    Il faut la comparer à celle qui nous attend :

    La faim, l’absence d’eau potable, les prix élevés de l’énergie, la sécheresse en des lieux actuellement tempérés, la diminution de nos potentiels de progrès dus à ces causes, les conséquences difficiles à prévoir des déséquilibres biologiques déjà amorcés...Et cela si nous acceptons de partager les ressources globales avec les autres, tous les autres...

    Si nous conservons de force notre niveau de vie, c’est la guerre. Pauvres contre riches, Sud contre Nord, exploités contre exploiteurs, inondés contre possesseurs d’espace vital, pour l’eau, pour les récoltes, pour les richesses patrimoniales, pour des choix de société ou de religion...

    Ou alors : bâtir des murs, très hauts et très bien gardés, vivre reclus derrière, mangeant et buvant, en fermant les yeux et les oreilles à la misère à l’assaut de nos défenses. Ce n’est pas complètement impossible !

    Quelle que soit la solution (!) adoptée, il nous faut faire le deuil du bon vieux temps qui existe encore mais agonise là, maintenant tandis que nous débattons.

    Le temps des choix est arrivé, et durera peu.

     Un autre tourbillon s’amorce sous nos yeux (plus ou moins avertis).

    Pas seulement cette histoire à controverse de la responsabilité humaine du dérèglement climatique. Les facteurs naturels réglant le climat de notre planète sont nombreux et puissants. Le petit coup de pouce donné par l’activité humaine dans un sens ou l’autre doit être suffisamment dérisoire et contradictoire pour être négligeable en raison des forces en présence. Mon impression résulte du désaccord des experts les plus réputés sur ce sujet. Et ils ne sont pas tous corrompus.

    Evidemment, si une certitude se dégageait des débats, il vaudrait mieux tout faire pour aider à éviter le pire.

    Il y a d’autres éléments à prendre en compte.

    Nous sommes trop nombreux et trop agissants au regard de la nature. Notre nombre et notre mode de vie nous ont fait basculer du rang d’enfants de la terre, —habitants tolérés au même titre que les autres— au statut de prédateurs, de parasites gênants, dont Gaïa ne veut plus parce que sa vie à Elle est en jeu.

    Gaïa, notre planète maternelle, est, elle aussi, un organisme composé de milliards d’autres liés par un commensalisme intime, tout comme nous le sommes, et comme tous les autres organismes le sont.

    Elle est malade de nous, par notre présence trop active et trop nombreuse. Il est normal que, comme tout organisme vivant le fait, elle se défende de l’agression.

    Est-ce qu’elle va se secouer, prendre la fièvre, sécréter des toxines ? C’est ce que font les animaux, les humains, les arbres en pareil cas.

    Nous ne connaissons pas vraiment les réactions de pareil organisme devant l’agression que nous représentons, cela ne s’était pas encore produit de mémoire d’homme.

    Ce que nous pouvons comprendre, toutefois, c’est la nécessité de faire profil bas, de cesser toute agression, toute excessive dépendance, tout pillage et tous dommages aux autres espèces, qui font partie du grand corps qui nous abrite et nous nourrit.

    Nous étions tolérés il y a peu. Il nous faut regagner ce seuil de tolérance, avec juste un petit retrait de prudence, car si nous arrivons à dépasser l’alerte, nous pourrions craindre, en cas de récidive, une maladie bien grave aux symptômes de laquelle nous ne résisterions pas une deuxième fois.

    Il faut donc agir, et vite.

     

     

     


    votre commentaire
  • La légende de St Valentin

     

    Elle le vit, le trouva beau.

    Elle était bien la seule

     

    Il l’avait déjà trouvée belle,

    Il était bien le seul.

     

    Il en fallait bien un

    Il en fallait bien une

     

    Eros, dérouté, visa dans l’irréel...

    Raté ! geignit un chien occasionnel

     

    Il se reprit. D’une flèche, d’une seule

    Enchaîna l’un à l’autre ces deux sales gueules

     

    L’amour fleurit. Oui

    Il prospéra. Si, si !

     

    Délivrant le benêt de sa balourdise

    Tandis que de mocheté, elle devint exquise.

     

    Il se nommait Valentin,

    On l’appelait Valentine


    votre commentaire
  • Présentation des chats de MIAOU !

    MIAOU !

    Des histoires de chats drôles ou tendres, aventureuses ou insolites, inspirées par jeux de mots, comptines ou chansons... Oui, mais qui sont ces chats ?

    Par ordre d’entrée en scène :

     

    Le chat de la Mère Michèle

    GROBIS, fils de RAMINA

    C’est le chat de Michèle, la mère de tous les oubliés du quartier

    Un jour, ce petit chat timide et peu intrépide fut perdu. Toute une aventure !

    C’est la fille d’Anselme Tucru, Luce qui l’a retrouvé.

     

    La haut, sur la montagne, l’était un vieux chalet

    Il y a un chat laid, la haut sur la montagne, nommé VAURIEN.

    Il prend sa laideur avec dignité et détachement. Pour son homme, Bernard, dessinateur de BD, il est juste original. Ils sont unis comme les doigts de la main, et vont faire face à de terribles aventures : catastrophe naturelle, rapt, trahison, poursuite effrénée dans un vieux théâtre, histoire d’amour...et une fin conforme à la célèbre chanson.

     

    Crime et chat qui ment

    ROM, ainsi nommé pour son air quémandeur, va mentir effrontément au commissaire, pour innocenter Ludo, son complice humain en siestes volées. Olympe, mère chat au grand coeur a tout compris. L’erreur judiciaire est évitée.

     

    Lettre persane (la boudeuse)

    Une savoureuse « chatte de lettres », persane blanche de haut lignage, nous dit tout de ses ancêtres, sans se nommer elle même tant elle est outrée. Son « homme de lettres » a osé la chasser !

     

    Numéro cinq du chat Nelle

    D’extraction plus modeste, le NUMERO CINQ du chat Nelle devient héros en sauvant la vie de Mariane. Lily est très fière de ce cinquième chaton de la portée de Nelle. Nelle est la petite fille de Mariane, la soeur de Jules... C’est un peu embrouillé ? Nestor et Adélaïde vont tout vous expliquer : Il suffit de voir les choses au travers du coeur de Mariane, c’est tout simple !

     

    Chapeau bas, les jeunes !

    GAZOU a eu deux vies pour Adèle, en attendant les sept encore à venir.

    Adèle, ancienne pianiste célèbre, voit tout se déliter autour d’elle. Elle subit les atteintes terribles de l’âge et Gazou, son vieux compagnon à quatre pattes, l’aide à accepter toute cette déchéance. Mais voilà, Gazou vieillit aussi. Il n’évite pas le chauffard qui le heurte sciemment. Comment laisser Adèle seule après les soins, sans Gazou qui assurait les intervalles ? se demandent les quatre jeunes femmes chargées d’assurer les soins auprès de la vieille dame C’est Milou, l’ami de l’une d’elle qui redonne à Gazou une présence nécessaire, une deuxième vie auprès d’Adèle bien diminuée elle aussi.

     

    La vie d’chat Thot

    Le chat Thot , à qui sa riche maîtresse a élevé un mausolée, vivait heureux et entouré d’amis félins aux alentours de la grande guerre.

    Une p’tite dame en manteau roux élimé, à notre époque, a un urgent besoin d’un travail, sinon elle sera expulsée de son appartement, vouée à la rue.

    Aussi, malgré l’étrangeté de ce qu’elle découvre en répondant à une annonce d’employeur, se montre-t-elle persévérante et appliquée. Elle s’efforce de faire taire toutes les questions que fait naître cet emploi si bien payé.

    Beaucoup de chats vont traverser sa vie et lui donner une orientation imprévue. Nous ne connaîtrons pas leurs noms. Gilles, peut-être, pourra tous les nommer à Mathilde ?

     

    Miaou et les oiseaux

    Deux copains :Juju et Miaou, se retrouvent à la sortie de l’école. Ils parlent la même langue, celle de l’amitié. Ils échangent des informations, par exemple sur l’école. Ce n’est pas la même, Miaou va à l’école des oiseaux. Il apprend bien, mais n’en est pas très fier. C’est qu’en tant que chat, les oiseaux l’affolent. Juju réprouve, mais ,elle aussi fait des bêtises et le sait bien. Ils se comprennent et sont amis, pour de vrai !


    votre commentaire
  • Les lunettes

     

    Petite, où sont donc mes lunettes ?

    Devant toi, Grand’mère

    Je ne les vois plus, fillette

    Il te faut les chausser, Grand’mère

    Petite, où est donc ma jeunesse ?

    Dans mes veines, Grand’mère

    Je sens tout son poids, fillette

    Nous te porterons, Grand’mère

    Petite, où sont donc mes amours ?

    Derrière toi, Grand’mère

    Je ne les reverrai plus, fillette ?

    Amours sont devenues pour moi, Grand’mère

    Petite, alors tu souffriras, sais-tu ?

    Je suis dure comme l’acier, Grand’mère

    Tu sous-estimes la souffrance, fillette

    Je me sens immortelle, Grand’mère.

    Petite, je le disais aussi, jadis

    Tu es frêle et fragile, toi, Grand’mère

    Nous aussi, nous étions des chênes, fillette

    Quelle cognée vous a donc abattus, Grand’mère ?

    Petite, ne cherches pas. Reste immortelle.

    Le doute est entré en moi, Grand’mère ...

    Petite, tu aimeras, tu souffriras, tu mourras.

    C’est ce qu’on appelle la vie, Grand’mère ?

    Oui.


    votre commentaire
  • Lignes enchevêtrées (naissance d’une chanson)

    Un pari pour ce texte : employer le mot ligne dans un maximum d’acceptions

     Une fille, grande et jeune, à la ligne parfaite, munie d'un léger bagage, prend ce matin la ligne 2 du RER. Elle est à l'heure au rendez-vous.

    La gitane lit dans les lignes de la main de la fille grande et jeune. Elle lui prédit un voyage. La fille sourit avec une ligne d'ironie, ne dit rien, paie et s'en va.

    Sur un banc aux curieuses lignes courbes, la fille grande et jeune rédige quelques lignes sur un papier rose tiré de son sac. Un papier dont les lignes grises sont déjà garnies d'une petite écriture sèche à l'encre bleue.

    Elle tire à la ligne souvent . Un poème ? Un message poétique bien dans la ligne de l'homme de sa vie, rêveur et généreux. Utopiste aussi. Il suit la ligne du parti récemment adoptée, mais il est dans la ligne de mire du nouveau dirigeant.

    Pendant le discours de l'orateur imbu de son talent, l'utopiste rêveur lit.

    Il déchiffre un papier rose aux lignes courtes à l'encre bleue. Un sourire naît a la ligne de commissure de ses lèvres. Il sort de sa serviette un papier blanc rayé de nombreuses lignes parallèles : des portées sur lesquelles il aligne clés et notes, silences et soupirs.

    Il ajoute sous les lignes musicales les vers du poème de la fille grande et jeune.

    L'orateur vociférant ne hurle que des idées de luttes, de jalousie, de violence et de trahisons. Sous ses yeux ébahis, l'utopiste rêveur se lève, souriant, lui adresse   un adieu enfantin en agitant doucement la main et sort.

    La fille grande et jeune attend l'utopiste rêveur le long du quai, côté grandes lignes. Voici qu'ils partent tous deux vers la ligne d'horizon fuyante.

    Le rythme du train donne le tempo à la chanson qu'ils ont aux lèvres. Ils suivent tous deux du regard les lignes enchevêtrées du chemin de fer, faisant confiance aux aiguillages pour leur destination.

    Ils s'en vont vers la vie!

    Point à la ligne .

     


    votre commentaire
  • Au sujet de :

    L’envers du monde

    Conte par Nicolaï Drassof, aux éditions ELENYA

     

    Dans mon armoire sont pas mal de textes en attente d’édition.

    Il était écrit que L’ « envers du monde » en sortirait avant les autres. Ce texte que j’avais d’abord intitulé : « l’an 526 du Renouveau » avait trouvé deux éditeurs, alors que mes autres ouvrages étaient snobés !

    Est-ce un signe ?

    Il est vrai que cette histoire me tient profondément à cœur .

     — Il y a la Cité des Dômes, capitale d’un pays semblable au nôtre mais où règne depuis 526 ans l’Ere du Renouveau.

    On n’ose y évoquer ce qu’on nomme : Les temps barbares !

     — Il y la communication du « Grand Conteur »( dont je me considère comme le traducteur), sur la découverte archéologique sensationnelle qui est faite du Document de Kader et Rebecca » l’équivalent pour nous des Livres de nos origines : Coran, Thora , Bible et autres Vedas, en plus contemporain.

     — Il y a l’histoire de Kader et Rébecca (Pire que Capulet et Montaigut, ces prénoms !) dans leur banlieue si pourrie qu'à force de sécréter le mal et le désespoir, elle en a accumulé dans un recoin secret et redouté de quoi créer un passage ( trou noir) vers un autre monde, plein d'enseignements.

     — Il y a les épreuves initiatiques, les réponses communiquées d'une manière originale, inattendue, esthétique et artistique à ce couple maintenant uni par les Êtres de Lumière .

     — Il y a ces Êtres de Lumière eux-mêmes.

    Sont-ce nos sur-moi ? La partie positive de nous-mêmes ?

    Je crois fermement que ces parties de nous-mêmes faites de sentiments positifs existent, prêts à l'usage. Il faut et il suffit que nous soyons demandeurs. Par besoin personnel, par altruisme, pour le bien des autres qui fabriquera aussi le nôtre.

    On peut rêver que nous laissions enfin derrière nous la lise noire et désespérée à laquelle Kader et Rebecca ont été arrachés.

     On peut rêver d'une transformation, non de la société, ce n'est pas en notre pouvoir, mais de chaque être qui la compose.

    Je commence par moi. Est-ce que tu me suivras, amie lectrice, ami lecteur  ?


    votre commentaire
  • Lignes enchevêtrées (naissance d’une chanson)

    Un pari pour ce texte : employer le mot ligne dans un maximum d’acceptions

     Une fille, grande et jeune, à la ligne parfaite, munie d'un léger bagage, prend ce matin la ligne 2 du RER. Elle est à l'heure au rendez-vous.

    La gitane lit dans les lignes de la main de la fille grande et jeune. Elle lui prédit un voyage. La fille sourit avec une ligne d'ironie, ne dit rien, paie et s'en va.

    Sur un banc aux curieuses lignes courbes, la fille grande et jeune rédige quelques lignes sur un papier rose tiré de son sac. Un papier dont les lignes grises sont déjà garnies d'une petite écriture sèche à l'encre bleue.

    Elle tire à la ligne souvent . Un poème ? Un message poétique bien dans la ligne de l'homme de sa vie, rêveur et généreux. Utopiste aussi. Il suit la ligne du parti récemment adoptée, mais il est dans la ligne de mire du nouveau dirigeant.

    Pendant le discours de l'orateur imbu de son talent, l'utopiste rêveur lit.

    Il déchiffre un papier rose aux lignes courtes à l'encre bleue. Un sourire naît a la ligne de commissure de ses lèvres. Il sort de sa serviette un papier blanc rayé de nombreuses lignes parallèles : des portées sur lesquelles il aligne clés et notes, silences et soupirs.

    Il ajoute sous les lignes musicales les vers du poème de la fille grande et jeune.

    L'orateur vociférant ne hurle que des idées de luttes, de jalousie, de violence et de trahisons. Sous ses yeux ébahis, l'utopiste rêveur se lève, souriant, lui adresse   un adieu enfantin en agitant doucement la main et sort.

    La fille grande et jeune attend l'utopiste rêveur le long du quai, côté grandes lignes. Voici qu'ils partent tous deux vers la ligne d'horizon fuyante.

    Le rythme du train donne le tempo à la chanson qu'ils ont aux lèvres. Ils suivent tous deux du regard les lignes enchevêtrées du chemin de fer, faisant confiance aux aiguillages pour leur destination.

    Ils s'en vont vers la vie!

    Point à la ligne .

    Nicolaï Drassof

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires